La régression dans leurs vies antérieures : ce que trois couples ont découvert (et mon expérience à Rishikesh)
J'avais 23 ans à Rishikesh quand j'ai compris que nos âmes voyagent. Depuis, j'ai accompagné des couples dans leurs vies antérieures. Voici leurs histoires.
Pierre Lemestre
1/8/202623 min read


J'avais vingt-trois ans. Un sac à dos élimé, trois cents roupies en poche, et aucune idée de ce qui allait m'arriver ce soir-là à Rishikesh.
C'était ma troisième semaine en Inde. J'avais quitté la France sans vraiment savoir pourquoi, juste cette sensation sourde qu'il fallait que je parte, que je trouve quelque chose. Quoi ? Je ne savais pas. Mais l'Inde m'appelait avec une insistance que je ne comprenais pas.
Ce soir-là, j'étais assis sur les ghats du Gange, à regarder les lampes flotter sur l'eau noire. Il devait être vingt-deux heures. Autour de moi, des pèlerins chantaient, des sadhus fumaient, la vie grouillait dans la chaleur moite de la nuit indienne. Et moi, je fermais les yeux, simplement pour échapper au bruit, à la foule, à cette intensité permanente.
Je ne méditais pas vraiment. Je respirais, c'est tout. Mais quelque chose s'est passé.
Un flash. Une image si nette, si précise, que j'ai ouvert les yeux en sursaut, le cœur battant. Je venais de me voir — non, pas moi exactement, mais quelqu'un d'autre dans mon corps — marcher sur ces mêmes ghats. Mais c'était il y a longtemps. Très longtemps. Les vêtements étaient différents, l'architecture aussi. Et pourtant, c'était le même fleuve. Le même Gange. La même énergie.
J'ai secoué la tête, persuadé d'avoir rêvé éveillé. Mais l'image ne partait pas. Elle était gravée dans ma rétine comme une photo surexposée. Et avec elle, une certitude tranquille, inexplicable : j'étais déjà venu ici. Dans une autre vie. Dans un autre corps.
Je ne croyais pas à la réincarnation avant ce soir-là. Ou plutôt, je n'y pensais pas. C'était une idée vague, un concept de bouquin spirituel qu'on feuillette distraitement dans une librairie. Mais là, sur ces ghats, à vingt-trois ans, j'ai su. Pas intellectuellement. Pas parce que quelqu'un me l'avait dit. Mon âme se souvenait.
Des années plus tard, quand je suis devenu voyant, cette expérience de Rishikesh est restée avec moi comme une pierre angulaire. Et quand j'ai commencé à recevoir des emails de couples qui me parlaient de vies antérieures, de régressions, de souvenirs étranges qui remontaient, je les ai écoutés différemment. Pas comme des histoires farfelues. Mais comme des échos de ce que j'avais vécu moi-même.
Ce que je vais vous raconter aujourd'hui, ce sont trois histoires de couples qui ont exploré leurs vies antérieures. Trois découvertes troublantes. Trois transformations profondes. Et peut-être, à la fin, vous comprendrez pourquoi je crois que certaines âmes se retrouvent, encore et encore, à travers les siècles.
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Comment savoir si on était ensemble dans une vie antérieure : l'histoire de Lucie et Antoine
Lucie m'a écrit un jeudi matin. Son email commençait par cette phrase : "Pierre, je crois que je deviens folle, mais je dois vous en parler."
Elle était avec Antoine depuis quatre ans. Une relation intense, magnétique, mais aussi épuisante. Ils s'aimaient, c'était indéniable. Mais ils se déchiraient constamment sur les mêmes sujets. Des disputes qui revenaient en boucle, comme un disque rayé. Elle avait l'impression de revivre la même scène encore et encore, sans comprendre pourquoi.
"C'est comme si on rejouait quelque chose," m'écrivait-elle. "Mais je ne sais pas quoi."
Et puis, il y avait autre chose. Quelque chose qu'elle avait du mal à formuler. Depuis leur première rencontre, trois ans auparavant dans un café parisien, Lucie avait eu cette sensation étrange : elle connaissait Antoine. Pas au sens où on connaît quelqu'un qu'on a déjà croisé. Non, quelque chose de plus profond. Une reconnaissance viscérale. Comme retrouver quelqu'un qu'on a perdu il y a très longtemps.
Antoine ressentait la même chose. Ils en avaient parlé une fois, tard dans la nuit, et il lui avait dit : "J'ai l'impression de te chercher depuis toujours. Et le jour où je t'ai vue dans ce café, j'ai su que je t'avais enfin trouvée."
Je leur ai suggéré d'explorer cette piste des vies antérieures. Pas par curiosité spirituelle. Mais parce que, intuitivement, je sentais que leur relation portait quelque chose de plus ancien qu'eux-mêmes. Une mémoire karmique, peut-être. Un schéma relationnel répétitif qui venait d'ailleurs.
Ils ont décidé de faire une régression ensemble, guidée par une praticienne en hypnose régressive que je leur ai recommandée. Trois semaines plus tard, Lucie m'a rappelé.
"Pierre, il faut que je vous raconte."
Ce qu'ils ont vu pendant la régression : une vie en France, au XVIIIe siècle
Sous hypnose, Lucie et Antoine se sont retrouvés dans la même époque, la même région : la Bourgogne, quelque part entre 1750 et 1780. Ils ne se connaissaient pas dans cette vie-là, pas au sens amoureux. Ils étaient frère et sœur.
Lucie était l'aînée, Antoine le cadet. Leur famille était modeste, paysanne. Leurs parents étaient morts jeunes, et c'était Lucie qui avait élevé Antoine. Elle avait quinze ans quand elle s'était retrouvée responsable de ce petit frère de huit ans. Elle lui avait appris à lire, à travailler la terre, à survivre. Elle l'avait protégé.
Et puis, un jour, Antoine était parti. Pas par choix. Il avait été enrôlé de force dans l'armée du roi. Lucie avait tout tenté pour le retenir, mais il était parti. Et il n'était jamais revenu.
Elle avait passé le reste de sa vie à l'attendre. À scruter l'horizon en espérant voir sa silhouette revenir. Elle était morte à soixante-deux ans, seule, sans jamais avoir su ce qu'il était devenu. Et son dernier regret, murmuré sur son lit de mort, c'était de ne pas avoir pu lui dire adieu.
Antoine, de son côté, avait vu la même scène sous un autre angle. Il s'était retrouvé sur un champ de bataille, blessé, mourant. Et sa dernière pensée, avant de fermer les yeux pour toujours, c'était pour sa sœur. "Je suis désolé. Je suis tellement désolé de t'avoir laissée seule."
Quand ils sont sortis de la régression, ils ont pleuré pendant une heure. Pas de tristesse. De soulagement.
Les signes qui ne trompaient pas : ce que cette régression a expliqué
Après cette séance, Lucie et Antoine ont relu leur relation actuelle avec un regard complètement différent.
Les disputes qui revenaient en boucle ? Elles tournaient toutes autour de l'abandon. Dès qu'Antoine partait en déplacement professionnel, Lucie paniquait. Elle lui reprochait de la laisser seule, de ne pas assez penser à elle. Et lui, il se sentait coupable, étouffé par cette demande permanente de présence.
Maintenant, ils comprenaient. Ce n'était pas vraiment Antoine qui partait en déplacement. C'était son frère qui partait à la guerre et ne revenait jamais. Et ce n'était pas vraiment Lucie qui le retenait. C'était sa sœur qui essayait désespérément de ne pas revivre cet abandon.
La reconnaissance immédiate qu'ils avaient ressentie lors de leur première rencontre ? Elle prenait tout son sens. Leurs âmes se connaissaient. Elles s'étaient cherchées à travers les siècles pour finir ce qui avait été brutalement interrompu.
Et les déjà-vu récurrents que Lucie avait eus dans certains endroits — une vieille ferme en Bourgogne où ils étaient allés en week-end, un champ de blé près de Beaune — s'expliquaient aussi. Elle reconnaissait les lieux de cette vie passée.
"On n'a pas changé du jour au lendemain," m'a dit Lucie. "Mais quelque chose s'est débloqué. On a arrêté de se battre contre quelque chose qu'on ne comprenait pas. Maintenant, quand Antoine part en voyage, je respire. Je sais qu'il va revenir. Et lui, il ne se sent plus coupable d'exister."
Leur relation s'est apaisée. Pas parce que la régression avait résolu tous leurs problèmes. Mais parce qu'elle leur avait donné la clé pour comprendre d'où venait leur souffrance. Et parfois, comprendre suffit à guérir.
Si vous ressentez cette impression de "déjà-vu" ou de reconnaissance inexplicable avec quelqu'un, vous pourriez explorer plus en profondeur cette connexion en lisant mon article sur Réunion avec sa Flamme Jumelle : signes et timing, où j'explique comment certaines âmes se retrouvent à travers les incarnations.
Vous ressentez une connexion inexplicable avec quelqu'un ?
Peut-être que votre relation porte la mémoire d'une vie antérieure. Peut-être que les schémas qui se répètent dans votre couple ont une origine karmique. Dans mes consultations, je vous aide à comprendre ce que votre âme essaie de vous dire.
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Âme sœur ou relation karmique : ce que les vies antérieures révèlent sur les retrouvailles d'âmes
Marie et Thomas, c'était une autre histoire. Plus sombre. Plus douloureuse.
Ils étaient ensemble depuis deux ans quand Marie m'a contacté. Leur relation était un enfer, m'a-t-elle dit. Ils s'attiraient comme des aimants, mais ils se détruisaient mutuellement. Disputes violentes, séparations, retrouvailles passionnées, et puis recommencer. Un cycle infernal dont ils ne sortaient pas.
"Je sais qu'il faut que je le quitte," m'écrivait Marie. "Tous mes amis me le disent. Ma famille aussi. Mais je ne peux pas. C'est comme si quelque chose me retenait. Comme si j'avais une dette envers lui."
Le mot était lâché : dette.
Je leur ai suggéré une régression, comme pour Lucie et Antoine. Mais cette fois, ce qu'ils ont découvert était plus difficile à entendre.
Dans une vie précédente — quelque part en Europe centrale, au XIVe siècle — ils étaient mari et femme. Mais Thomas, dans cette vie-là, avait trahi Marie. Il l'avait trahie de la pire des façons : il était parti avec une autre femme, l'abandonnant avec trois jeunes enfants dans un village ravagé par la peste. Elle était morte seule, dans la misère, en maudissant son nom.
Lui, de son côté, avait vécu une vie misérable après cette trahison. Il avait perdu la femme avec qui il était parti, ses enfants de cette nouvelle union étaient morts, et il avait fini ses jours dans la culpabilité. Sur son lit de mort, il avait appelé le nom de Marie, suppliant son pardon.
Mais elle n'était plus là pour l'entendre.
Dette karmique : quand une vie antérieure explique la souffrance actuelle
Quand Marie et Thomas sont sortis de cette régression, ils étaient bouleversés. Mais quelque chose avait changé dans leur regard l'un sur l'autre.
"Je comprends maintenant pourquoi je ne peux pas partir," m'a dit Marie. "Ce n'est pas de l'amour. Enfin, pas seulement. C'est une dette. Il me doit quelque chose depuis cette vie-là. Et moi, je veux qu'il paye."
Elle avait mis des mots sur ce qu'elle ressentait inconsciemment depuis le début : une colère sourde, une envie de le faire souffrir comme il l'avait fait souffrir autrefois. Leur relation actuelle était une répétition de ce schéma karmique. Elle le punissait sans même s'en rendre compte. Et lui, il acceptait cette punition parce qu'au fond de son âme, il savait qu'il le méritait.
Mais voilà la chose : une dette karmique n'est pas censée durer éternellement.
Je leur ai expliqué ce que je comprends des relations karmiques après toutes ces années de consultations : elles ne sont pas là pour nous détruire. Elles sont là pour nous apprendre quelque chose. Pour nous guérir. Et une fois la leçon apprise, une fois le pardon accordé — vraiment accordé, pas juste intellectuellement —, la dette est soldée. Le contrat se termine.
Marie et Thomas ont mis plusieurs mois à digérer cette découverte. Ils ont continué à se voir, mais différemment. Marie a travaillé sur son pardon. Pas pour lui. Pour elle. Pour se libérer de cette colère qui la rongeait depuis une vie qu'elle ne se rappelait même pas consciemment.
Et Thomas, de son côté, a appris à se pardonner lui-même. À arrêter de s'autodétruire par culpabilité.
Un an plus tard, ils se sont séparés. Mais cette fois, en paix. Ils se sont dit au revoir avec tendresse, avec gratitude même. Leur contrat karmique était terminé. Ils pouvaient enfin passer à autre chose.
Les trois types de retrouvailles d'âmes : comment distinguer âme sœur, flamme jumelle et relation karmique
Après l'histoire de Marie et Thomas, beaucoup de mes consultantes me posent la même question : "Comment savoir si c'est de l'amour véritable ou juste du karma ?"
Voici ce que j'ai compris à travers les témoignages, les régressions, et ma propre intuition née de cette expérience à Rishikesh :
Les âmes sœurs, ce sont des retrouvailles harmonieuses. On se reconnaît, on s'apaise mutuellement, on a l'impression de rentrer à la maison. Il peut y avoir des défis, bien sûr, mais la base est saine. On était probablement ensemble dans plusieurs vies, et on continue de s'aimer, de se soutenir, de grandir ensemble. C'est ce que Lucie et Antoine ont vécu.
Les flammes jumelles, c'est autre chose. Plus intense, plus transformateur. Comme je l'explique dans mon article sur Télépathie entre flammes jumelles : comment ça marche ?, ces connexions sont souvent marquées par une intensité et une profondeur qui dépassent les relations ordinaires. Ce n'est pas toujours confortable — en fait, c'est rarement confortable — mais c'est toujours évolutif. On se retrouve pour accomplir quelque chose ensemble, une mission spirituelle commune que j'explore en détail dans Flammes jumelles et mission de vie commune : comprendre et vivre sa mission spirituelle.
Les relations karmiques, comme celle de Marie et Thomas, sont là pour solder une dette, guérir une blessure, apprendre une leçon. Elles sont souvent douloureuses. Magnétiques, mais toxiques. Et elles ont une date de fin. Une fois le karma résolu, l'attraction disparaît. On peut enfin se séparer.
Comment savoir dans quelle catégorie vous êtes ? Posez-vous ces questions :
Est-ce que cette relation vous apaise ou vous épuise ?
Est-ce que vous grandissez ensemble ou vous détruisez mutuellement ?
Est-ce que vous vous sentez libre d'être vous-même ou prisonnier d'un schéma ?
Votre âme connaît déjà la réponse.
Votre relation vous semble inexplicablement toxique ou intense ?
Peut-être qu'une dette karmique se joue. Peut-être que vous rejouez un schéma d'une vie antérieure sans le savoir. Je peux vous aider à démêler ce qui appartient au passé de ce qui appartient au présent.
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Souvenirs spontanés et déjà-vu amoureux : quand la mémoire revient sans régression
Tous les couples n'ont pas besoin d'une régression hypnotique pour accéder à leurs vies antérieures. Parfois, les souvenirs remontent tout seuls.
C'est ce qui est arrivé à Sophie.
Elle m'a écrit après avoir vécu quelque chose d'étrange lors d'un voyage en Écosse avec son mari. Ils visitaient un vieux château en ruines, perdu dans les Highlands. Et là, en franchissant une porte en pierre, Sophie s'est figée.
Elle connaissait cet endroit.
Non, pas "connaître" comme on reconnaît un lieu qu'on a déjà visité. Connaître au sens de : elle savait ce qu'il y avait derrière chaque porte. Elle savait que la chambre au deuxième étage avait une fenêtre donnant sur le loch. Elle savait que la cuisine était en bas, à gauche, avec une cheminée massive où on faisait cuire le pain.
Et elle savait autre chose : elle avait vécu ici. Avec son mari actuel, qui était déjà son mari dans cette vie-là.
"Je me suis assise sur un vieux banc de pierre," m'a raconté Sophie, "et j'ai pleuré. Pas de tristesse. De reconnaissance. Comme si mon âme me disait : 'Tu vois ? On était déjà ensemble. Et on se retrouve encore.'"
Son mari, lui, n'avait rien ressenti de particulier. Mais il l'avait vue pleurer, et il l'avait prise dans ses bras, sans comprendre, juste en étant là. Comme il l'avait toujours fait.
Sophie n'a pas eu besoin de régression. Son âme se souvenait déjà.
Les signes d'une mémoire de vie antérieure qui remonte spontanément
Depuis cette expérience, j'ai remarqué certains signes récurrents chez les personnes dont les souvenirs de vies antérieures remontent naturellement :
Les déjà-vu amoureux très précis : Ce n'est pas juste "j'ai l'impression de te connaître". C'est "je sais que tu aimes dormir sur le côté gauche avant même que tu me le dises". C'est une connaissance intime, inexplicable.
Les rêves récurrents d'une autre époque : Plusieurs de mes consultantes m'ont parlé de rêves où elles se voient dans des vêtements d'une autre époque, avec la même personne qu'aujourd'hui. Des rêves tellement précis, tellement vivants, qu'au réveil elles ne savent plus si c'était un rêve ou un souvenir. D'ailleurs, je parle de ces rêves prémonitoires et porteurs de messages dans mon article Rêves de flamme jumelle : signification et messages.
L'impression de "rentrer à la maison" en rencontrant quelqu'un : Pas l'excitation d'une nouvelle rencontre. Plutôt un apaisement. Un sentiment de : "Ah, te revoilà enfin."
Les peurs ou phobies inexplicables liées à l'autre : Certaines personnes paniquent quand leur partenaire part en voyage, sans raison logique. D'autres ont peur de l'eau, et découvrent dans une régression qu'elles se sont noyées dans une vie passée en essayant de rejoindre leur âme sœur.
Les lieux qui déclenchent des émotions fortes : Comme Sophie dans ce château écossais. Certains endroits réveillent quelque chose en nous. Une nostalgie. Une reconnaissance. Une certitude.
Ce que j'ai appris sur la reconnaissance d'âmes après Rishikesh
Depuis ce soir sur les ghats du Gange où j'ai eu mon premier flash de vie antérieure, j'ai appris quelque chose d'essentiel : la mémoire de l'âme ne passe pas toujours par le mental.
On ne se "souvient" pas toujours de façon consciente, avec des images nettes et des dates précises. Parfois, la mémoire karmique se manifeste autrement :
Par une sensation dans le corps (un nœud à l'estomac quand on visite un lieu)
Par une certitude tranquille qu'on ne peut pas expliquer
Par des schémas relationnels qu'on répète sans comprendre pourquoi
Par une attirance magnétique pour certaines personnes
Le corps sait. L'âme se souvient. Mais le mental, lui, arrive toujours en retard.
C'est pour ça que développer son intuition et son troisième œil — comme j'en parle dans Chakra du troisième œil (Ajna) : développer votre intuition et votre clairvoyance — peut être si précieux. Plus on affine sa perception subtile, plus on capte ces mémoires qui remontent.
Après toutes ces années à accompagner des couples, voici ce que je crois profondément : on ne rencontre jamais quelqu'un par hasard. Chaque personne qui entre dans notre vie porte un message, une leçon, parfois une dette karmique à solder, parfois un amour à continuer.
Et certaines âmes, oui, se retrouvent encore et encore. Pas parce qu'elles sont condamnées à se répéter. Mais parce qu'elles ont choisi de grandir ensemble, à travers les siècles, à travers les incarnations.
Mon expérience à Rishikesh : quand j'ai compris que nos âmes voyagent à travers le temps
Je ne parle pas souvent de cette nuit à Rishikesh. C'est quelque chose de tellement intime, de tellement personnel, que j'ai longtemps gardé ça pour moi. Mais si je vous raconte les histoires de Lucie, de Marie, de Sophie, je me dois d'être honnête sur ce qui m'a convaincu moi-même.
J'avais vingt-trois ans, donc. Routard en Inde, perdu dans ma vie, cherchant quelque chose sans savoir quoi. Je n'étais pas là pour la spiritualité. Je n'étais pas un de ces occidentaux qui viennent en Inde pour "se trouver" en faisant du yoga et en portant des vêtements orange. Non, j'étais juste fatigué. Fatigué de ma vie en France. Fatigué de ne pas savoir qui j'étais.
Ce soir-là, sur les ghats, j'ai fermé les yeux en pensant à rien. Juste en écoutant le Gange couler. Et puis, ce flash. Cette vision d'un homme — moi, mais pas moi — marchant sur ces mêmes pierres il y a des siècles.
Ça a duré peut-être trois secondes. Mais ces trois secondes ont changé ma vie.
Ce que j'ai vu : un moine, un fleuve, et une certitude
Dans ce flash, je n'étais pas un touriste français. J'étais un moine. Un sadhu, peut-être, ou un chercheur spirituel d'une époque ancienne. Je portais des vêtements safran. J'avais les pieds nus. Et je marchais vers le Gange pour un rituel que je connaissais par cœur.
Il n'y avait pas de mots dans cette vision. Juste des sensations. Une paix profonde. Un sentiment de dévotion. L'impression que je connaissais ce fleuve comme on connaît un vieil ami.
Et puis, aussi soudainement que c'était venu, c'est parti.
J'ai ouvert les yeux, le cœur battant. Autour de moi, la vie continuait. Les pèlerins priaient, les marchands vendaient des offrandes, les lampes flottaient sur l'eau. Mais moi, j'étais ailleurs. J'étais en train de comprendre quelque chose que mon esprit rationnel refusait d'accepter.
J'étais déjà venu ici. Dans un autre corps. Dans une autre vie.
Comment cette expérience a transformé ma vision de l'amour et des rencontres
Les jours suivants, j'ai essayé de rationaliser. "C'était la fatigue. La chaleur. Le dépaysement." Mais au fond de moi, je savais que non. Ce n'était pas un rêve éveillé. C'était un souvenir.
Je suis resté trois mois en Inde après ça. J'ai médité, j'ai parlé avec des sadhus, j'ai lu des textes sur la réincarnation. Pas pour me convaincre — j'étais déjà convaincu. Mais pour comprendre ce que ça signifiait.
Et ce que j'ai compris, c'est que si moi je pouvais me souvenir d'une vie antérieure, alors tout le monde le pouvait. Et si nos âmes survivent à la mort du corps et reviennent dans de nouvelles incarnations, alors nos relations aussi traversent le temps.
Les gens qu'on rencontre ne sont pas des inconnus. Certains sont des retrouvailles. Des âmes qu'on a aimées, qu'on a perdues, qu'on a trahies, qu'on a sauvées, dans d'autres vies. Et quand on les croise à nouveau, quelque chose en nous reconnaît. Même si notre mental ne comprend pas.
Depuis que je suis devenu voyant, cette conviction m'accompagne dans chaque consultation. Quand un couple vient me voir avec des schémas incompréhensibles, des attirances inexplicables, des douleurs qui semblent venir de nulle part, je me pose toujours la question : "Et si ça venait d'avant ?"
Pas toujours. Parfois, les problèmes sont bien ancrés dans cette vie-ci. Mais souvent — beaucoup plus souvent qu'on ne le croit —, il y a une mémoire karmique qui se joue.
Contrats d'âmes et retrouvailles : pourquoi certaines âmes se cherchent à travers les incarnations
Une question qu'on me pose souvent : "Mais pourquoi certaines âmes se retrouvent et pas d'autres ?"
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses. Mais voici ce que j'ai compris à travers les témoignages, les régressions, et ma propre intuition.
Il existe quelque chose qu'on appelle un contrat d'âme. Avant de s'incarner, certaines âmes passent des accords. "On va se retrouver dans cette vie. On va s'aider à grandir. On va solder cette dette. On va accomplir cette mission ensemble."
Ce ne sont pas des contrats légaux, évidemment. Ce sont des engagements spirituels. Des promesses faites au niveau de l'âme.
Les trois raisons pour lesquelles des âmes se retrouvent dans plusieurs vies
D'après ce que j'ai observé, il y a trois grandes raisons pour ces retrouvailles :
1. L'amour véritable qui transcende les incarnations
Certaines âmes s'aiment tellement qu'elles choisissent de se retrouver encore et encore. Pas par obligation. Par choix. Parce que grandir ensemble, évoluer ensemble, c'est plus beau que de le faire seul.
C'est ce que Lucie et Antoine ont découvert. Ils étaient frère et sœur dans une vie, amants dans celle-ci. Et peut-être qu'ils seront autre chose dans la prochaine. Mais le lien reste. L'amour reste.
2. Une dette karmique à solder
Comme Marie et Thomas. Quand on a blessé quelqu'un dans une vie passée — par trahison, abandon, violence — l'âme porte cette mémoire. Et elle cherche à réparer. Pas par punition. Par équilibre. Le karma n'est pas une vengeance cosmique. C'est une tentative de rétablir l'harmonie.
Ces relations sont difficiles. Douloureuses. Mais elles sont nécessaires. Une fois la leçon apprise, une fois le pardon accordé, la dette est soldée. On peut enfin passer à autre chose.
3. Une mission commune à accomplir
Certaines âmes se retrouvent parce qu'elles ont quelque chose à créer ensemble. Un projet. Une œuvre. Un enfant qui a une mission spirituelle importante. Ces couples ont souvent l'impression d'être "destinés" l'un à l'autre, non pas par romantisme, mais parce qu'ils savent qu'ils doivent faire quelque chose ensemble.
Quand le contrat karmique se termine : accepter qu'une relation ait une fin
Voici quelque chose que peu de gens disent : tous les contrats karmiques n'ont pas vocation à durer éternellement.
Certaines relations — même intenses, même marquantes — ont une date de fin. Une fois le karma résolu, une fois la leçon apprise, le contrat se termine. Et les âmes peuvent se séparer en paix.
C'est ce qui s'est passé avec Marie et Thomas. Leur relation devait être difficile. Elle devait les faire souffrir. Parce que c'était le seul moyen de solder cette vieille dette de trahison. Mais une fois que Marie a pardonné — vraiment pardonné, au niveau de l'âme — l'attraction magnétique s'est éteinte.
Ils se sont séparés sans drame. Juste avec une gratitude tranquille. Leur histoire était terminée.
Et c'est OK. Ce n'est pas un échec. C'est juste que certaines relations sont là pour nous transformer, pas pour durer. Une fois la transformation accomplie, on peut lâcher prise.
CONCLUSION
Je suis de retour à mon bureau, ce soir. Il est tard. La nuit est tombée sur la campagne. Et je repense à ce jeune homme de vingt-trois ans, assis sur les ghats de Rishikesh, qui venait de comprendre que nos âmes voyagent.
Depuis, j'ai accompagné des dizaines de couples dans leur exploration des vies antérieures. Certains ont fait des régressions. D'autres ont eu des flashs spontanés. D'autres encore n'ont jamais "vu" quoi que ce soit, mais ils savaient. Leur âme se souvenait.
Ce que j'ai appris, c'est que les vies antérieures ne sont pas une excuse. Ce n'est pas une façon de dire "On est condamnés à souffrir parce qu'on a du karma". Non. C'est plutôt une clé de compréhension. Une façon d'expliquer pourquoi certaines relations sont si intenses, si magnétiques, si inexplicablement difficiles ou belles.
Comprendre qu'on rejouait un schéma d'une vie passée n'a pas sauvé le couple de Marie et Thomas. Mais ça leur a permis de se séparer en paix au lieu de se détruire. Et parfois, c'est déjà une victoire.
Pour Lucie et Antoine, ça a tout changé. Ils ont arrêté de se battre contre un fantôme. Ils ont accueilli leur histoire avec bienveillance. Et aujourd'hui, ils construisent une vie ensemble, conscients que leur amour traverse les siècles.
Et pour Sophie, ça a été un cadeau. Une confirmation. La certitude que l'amour qu'elle vit n'est pas juste une rencontre de cette vie-ci. C'est une histoire qui dure depuis longtemps. Et qui continuera, probablement, bien après cette incarnation.
Les vies antérieures ne sont pas une croyance qu'on adopte parce que c'est à la mode. C'est une mémoire. Parfois floue, parfois nette. Mais toujours présente, quelque part au fond de nous.
Alors, je vous pose la question que j'aurais aimé qu'on me pose quand j'étais sur ces ghats à Rishikesh :
Est-ce que vous ressentez parfois cette impression étrange de reconnaître quelqu'un que vous venez tout juste de rencontrer ?
Est-ce que certains lieux vous donnent des frissons sans raison ?
Est-ce que certaines relations vous semblent inexplicablement intenses, comme si vous rejouiez quelque chose d'ancien ?
Peut-être que votre âme essaie de vous dire quelque chose. Peut-être qu'elle se souvient de ce que votre esprit a oublié.
Et peut-être qu'il est temps d'écouter.
Vous sentez qu'il y a quelque chose de plus profond dans votre relation ?
Peut-être qu'une mémoire karmique se joue. Peut-être que vous cherchez des réponses que seule une exploration de vos vies antérieures peut apporter. Je suis là pour vous accompagner avec bienveillance dans cette quête de compréhension.
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Questions fréquentes sur les vies antérieures et les couples
Comment savoir si on était ensemble dans une vie antérieure ?
Les signes les plus courants sont : une reconnaissance immédiate lors de la première rencontre, des déjà-vu récurrents avec cette personne, une attraction inexplicable qui dépasse la simple attirance physique, des schémas relationnels qui se répètent sans logique apparente, et parfois des rêves précis d'une autre époque avec la même personne. Votre corps et votre intuition savent souvent avant votre mental.
Peut-on se retrouver dans plusieurs vies ?
Oui, absolument. D'après les témoignages de régressions que j'ai accompagnés, certaines âmes se retrouvent sur plusieurs incarnations. Pas toujours dans le même rôle — vous pouviez être frère et sœur dans une vie, amants dans une autre, parent et enfant dans une troisième. Ce qui reste constant, c'est le lien entre les âmes, l'amour ou la dette karmique qui les unit.
Qu'est-ce qu'une relation karmique ?
Une relation karmique est une connexion où les âmes se retrouvent pour solder une dette, guérir une blessure, ou apprendre une leçon issue d'une vie passée. Ces relations sont souvent intenses, magnétiques, mais aussi toxiques ou douloureuses. Elles ont généralement une date de fin : une fois le karma résolu, l'attraction disparaît et les âmes peuvent se séparer en paix.
Comment faire une régression dans ses vies antérieures ?
La régression hypnotique se fait avec un praticien formé. Sous hypnose légère, votre inconscient accède à des mémoires enfouies de vies passées. Il existe aussi des régressions guidées par méditation, où on remonte progressivement dans le temps. Certaines personnes reçoivent des flashs spontanés sans régression formelle, notamment lors de rêves ou en visitant des lieux qui "résonnent" avec leur âme.
Les âmes sœurs se retrouvent-elles à chaque vie ?
Pas nécessairement. Certaines âmes sœurs choisissent de se retrouver dans plusieurs incarnations parce qu'elles veulent continuer à grandir ensemble. D'autres se retrouvent pour une seule vie, accomplissent ce qu'elles avaient à accomplir, puis suivent des chemins différents. Il n'y a pas de règle universelle — chaque contrat d'âme est unique.
Qu'est-ce qu'un contrat d'âme ?
Un contrat d'âme est un accord spirituel passé entre deux âmes avant de s'incarner. Ces âmes décident de se retrouver dans une vie terrestre pour accomplir quelque chose ensemble : apprendre une leçon, solder une dette karmique, co-créer un projet, ou simplement s'aimer à nouveau. Ces contrats ne sont pas conscients, mais l'âme s'en souvient.
La régression hypnotique est-elle dangereuse ?
Non, si elle est pratiquée par un professionnel compétent. La régression hypnotique est un état de relaxation profonde où vous restez conscient et en contrôle. Vous pouvez arrêter la séance à tout moment. Certaines personnes peuvent ressentir des émotions fortes en revivant des mémoires douloureuses, mais c'est justement le but : libérer ces émotions pour guérir.
Comment reconnaître son âme sœur de vies passées ?
Vous ressentez une familiarité immédiate, comme si vous connaissiez cette personne depuis toujours. Votre relation est apaisante, harmonieuse, même quand il y a des défis. Vous avez l'impression de "rentrer à la maison" quand vous êtes ensemble. Contrairement aux relations karmiques qui sont magnétiques mais toxiques, une âme sœur vous fait du bien, vous élève, vous apaise.
Quelle est la différence entre âme sœur et flamme jumelle ?
Une âme sœur est une connexion harmonieuse, apaisante, qui vous fait grandir dans la douceur. Une flamme jumelle est une connexion beaucoup plus intense, transformatrice, souvent douloureuse au début. Les flammes jumelles sont deux parts d'une même âme qui se retrouvent pour accomplir une mission spirituelle ensemble. La connexion est plus forte, plus bouleversante, mais aussi plus exigeante.
Qu'est-ce qu'une dette karmique en amour ?
Une dette karmique, c'est quand vous avez blessé quelqu'un dans une vie passée — par trahison, abandon, violence — et que vos âmes se retrouvent dans cette vie pour rétablir l'équilibre. Cela peut se manifester par une relation où vous "payez" inconsciemment pour ce que vous avez fait autrefois, ou au contraire où vous punissez l'autre pour ce qu'il vous a fait subir. Une fois le pardon accordé et la leçon apprise, la dette est soldée.
Pourquoi je ne peux pas quitter cette personne malgré la souffrance ?
Si vous êtes dans une relation toxique mais que vous ne pouvez pas partir, il y a souvent une dimension karmique. Votre âme "sait" qu'il y a quelque chose à terminer, une leçon à apprendre, une dette à solder. Ce n'est pas une excuse pour rester dans la souffrance éternellement — mais comprendre la dimension karmique peut vous aider à faire la paix avec le passé et à partir quand le moment est venu.
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